67% des français souffrent d'un trouble de santé
De quoi
souffre-t-on en France ? Dans le n° 123 du bulletin de
l’Irdes (Institut de recherche et documentation en économie
de la santé), des chercheurs répondent avec un état
des lieux réalisé grâce aux données de
l’enquête décennale santé 2002-2003 de l’Insee.
Huit personnes sur dix déclarent souffrir d’au moins un
trouble de santé un jour donné (2,9 en moyenne). Une
fois exclus les problèmes de vue et les affections dentaires,
qui concernent plus d'une personne sur deux, ce sont encore 67 % des
enquêtés qui sont atteints d’une maladie (1,7 en
moyenne), chronique dans la plupart des cas. Les maladies les plus
fréquentes sont les maladies ostéo-articulaires, les
maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques et
les maladies cardio-vasculaires qui touchent chacune environ une
personne sur cinq.
Avec l’âge, la nature des maladies
évolue, avec notamment, à partir de 40 ans,
l’apparition puis la prédominance des facteurs de risque et
maladies cardio-vasculaires. Les femmes déclarent alors plus
de problèmes de santé que les hommes et souffrent
davantage d’états dépressifs, de problèmes de
thyroïde et d’insuffisance veineuse alors que les hommes
déclarent plus de cardiopathies.
Le nombre et la nature des
pathologies déclarées varient aussi selon le milieu
social. Hors affections de la vue et prothèses dentaires, les
agriculteurs sont ceux qui déclarent le plus de maladies
(2,3), suivis par les ouvriers (1,9) et les artisans-commerçants
(1,8), largement devant les cadres (1,5). Et les personnes
appartenant aux catégories de revenus les moins favorisées
souffrent plus fréquemment de diabète, d’obésité
et, dans une moindre mesure, d’hypertension.
( lu dans Le Quotidien du médecin du mardi 5 juin 2007 )
Une explication aux sautes d'humeur des adolescents ?
L'allopregnamolone
aurait un effet paradoxal sur l'anxiété. cet te hormone
stéroïde libérée en réponse au stress,
agit habituellement comme un tranquilisant. Mais au moment de la
puberté, il aurait un effet inverse car elle inhibe un type
inahabituel de récepteurs GABA-A.
( lu dans le Quotidien du médecin du 15 mars 2007 )
Quand on veut, on met les moyens ! à quand pour l'anorexie ?
Le plan hôpital 2012 : ce qu'en pensent les praticiens
Dotés de dix milliards d'euros, le plan Hôpital 2012 vise notamment à poursuivre la mise aux normes de sécurité des établissements, la mise en oeuvre des Schémas régionaux d’organisation sanitaire (Sros) et à développer l'informatisation des hôpitaux. Un plan un peu court, selon les praticiens. Le projet de Xavier Bertrand se présente plus comme un prolongement des investissements que comme un plan novateur
Encouragement financier pour les médecins qui assument des tâches pour la collectivité. Alignement des honoraires des médecins généralistes sur ceux des spécialistes.
Renforcement de l'autonomie des établissements hospitaliers.
Alignement des régimes spéciaux des retraites sur le régime général.
Revalorisation du minimum vieillesse.
Prise en compte du temps passé à l'éducation des enfants dans le calcul des retraites.
Instauration d'une franchise sur les actes médicaux.
Augmentation à 50% du remboursement des soins dentaires et optiques.
Nicolas Sarkozy
Plan de prévention et de recherche sur les maladies graves et les maladies orphelines.
Création de dispensaires dans les zones rurales.
Une consultation médicale gratuite par semestre pour les 16-25 ans ;
contraception gratuite pour les jeunes femmes de moins de 25 ans.
Renforcement des moyens de la médecine
du travail, de la médecine scolaire et universitaire.
Sanctions pour les médecins refusant les patients bénéficiant
de la CMU.
Ségoléne
Royale
François Bayrou s’est ensuite rendu à l’hôpital psychiatrique Charles Perrens, abordant ainsi un thème dont on ne parle pas dans la campagne électorale. Dans les locaux de l’hôpital, une discussion libre s’est engagée avec l’ensemble des acteurs de ce service : aides-soignants, médecins, infirmiers, personnel administratif… Ceux-ci ont exposé les difficultés de la médecine psychiatrique : perception des maladies psychiatriques dans notre société, engorgement de l’hôpital, violence quotidienne, manque de moyens affectés à la politique de la santé publique…
Il y a en France un grand problème de la médecine psychiatrique. Le secteur de la santé mentale se sent abandonné. Parfois, les malades aussi ne trouvent plus de place dans cette société. Les plans innombrables signés sur ce sujet n’ont pas été suivis d’effets. Il faut faire en sorte que les femmes et les hommes qui nous préservent des accidents, des drames de la vie, soient soutenus, honorés, respectés et aidés.
Francois Bayrou
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