1 )La Maladie
L'Anorexie
mentale est une maladie qui
surgit environ 1 fois sur 100. Sur 10 personnes atteintes : 1 homme
et 9 femmes. 2 groupes d'âges semblent plus vulnérables
: les 12-14 ans, et les 17-19 ans. C'est souvent à
l'adolescence que se déclenche cette souffrance. Enfin la
maladie est mortelle pour peut-être 10% des cas.
L'Anorexique
souffre physiquement. Elle
ou il diminue peu à peu son alimentation. La personne a faim,
mais elle ne peut plus manger normalement. Le corps maigrit et
s'affaiblit. Les cellules s'appauvrissent. La santé physique
est menacée.
L'Anorexique souffre psychiquement. Elle ou il se transforme. La personne souffre et fait souffrir ses proches. L'équilibre de l'anorexique et celui de la famille vont peu à peu se détériorer. C'est une spirale infernale qui épuise, enferme, isole, éloigne, et détruit le goût de vivre. L'anorexique vit dans un état différent, comme drogué. Elle est super active, voulant tout maîtriser, intellectuellement très brillante, toujours insatisfaite, toujours à se dépenser, à s'étourdir. Souvent quand la maladie s'est installée et dure depuis des mois, elle s'accompagne d'un état dépressif et fragile. C'est comme si le ou la personne se recroquevillait sur elle-même, refusant les autres, rejetant la sexualité, bloqué dans l'évolution normale, désirant resté dans l'étape à quitter, l'enfance, l'adolescence. C'est comme si l'anorexique restait dépendante malgré lui ou elle, n'arrivait pas à devenir autonome, et donc souffrant terriblement de cette situation contradictoire et pénible. C'est comme si cette personne était rejetée et incomprise, ignorée et interdite de respect et de dignité.
L'Anorexie n'est pas un caprice. C'est une maladie qui prend la personne, l'enferme, l'emprisonne. Ce sont des personnes fragiles au départ, sur lesquelles des événements déclenchent la maladie : le décés d'un proche, la séparation des parents, un non-dit familial, ...etc.
2) Les Associations
Les Associations « Solidarité Anorexie Finistère », « Solidarité Anorexie Morbihan», « Solidarité Anorexie Loire-Atlantique », « Solidarité Anorexie Ille et Vilaine»,offrent un lieu et un temps pour se rencontrer et se rapprocher, pour libérer la parole et écouter l'autre, pour exiger le respect et rétablir la dignité, pour retrouver l'espoir et le goût de vivre, en définitif pour vaincre la maladie. Chaque mois, à partir de 14h30, à Brest le premier samedi, à Quimper le troisiéme samedi, à Lorient le quatriéme samedi, à Vannes le second samedi, à Theix le quatriéme mardi ( à 15h30 ), à Ploërmel le premier mercredi ( à 16h00 ), à Pornichet le troiséme samedi, et à Rennes le premier samedi, nous nous rencontrons, nous nous retrouvons. Nous avons la possibilité ainsi de nous retrouver ensemble, d'agir et d'être utile.
3) Les Rencontres mensuelles
C'est notre premier objectif.
le plus important, notre raison d'exister. C'est ouvrir un lieu de rencontre aux personnes souffrant d'anorexie, à leurs parents, à leurs conjoints, à leurs fréres et soeurs, à leurs proches. C'est un lieu ou nous pouvons parler, sans craintes d'être jugé, à égalité, dans le respect, librement. C'est une réunion pour rompre l'isolement, la solitude qui nous tue.
Chaque participant, en témoignant, met son expérience de la maladie au services des autres. Il est utile, même si il n'en est pas conscient. Nous ne sommes pas des professionnels. Nous sommes les témoins d'un enfer. Nous avons l'expérience de cette souffrance subie par des personnes malades et par leur entourage. Nos chemins se ressemblent. Nos blessures sont encore ouvertes. Nous sommes à égalité. Nous sommes des êtres humains. Nous sommes solidaires. Nous pensons que la rencontre avec les autres peut nous aider à retrouver un sens à la vie, nous redonner envie d'exister.
Cette solidarité, que nous tentons de construire dans nos associations, rencontre aprés rencontre, peu à peu, créée ce désir de rester ensemble quelque soit les événements qui surviendront.
C'est un lieu de rencontre.
Au lieu de rester seul,
isolé,
enfermé, recroquevillé, silencieux, inactif,
déprimé,
la rencontre mensuelle permet de faire quelque chose ensemble :
écouter, parler, échanger, transmettre, comprendre et
accepter. Même si ce que je fais, semble ridiculement petit,
l'important c'est de faire quelque chose autour de soi .
« C'est
d'avancer d'un pas ». « mieux vaut allumer une
bougie que maudire l'obscurité »
La
rencontre nous entraîne à rompre le silence qui nous
étouffe. Les participants peuvent s'exprimer librement , sans
retenues, sans crainte, en toute confiance.
La parole, peu à
peu, se libére. Chacun témoigne de son vécu, de
ses bléssures, de ses souffrances, de ses joies, de ses
progrés, de ses victoires.
Nos rencontres sont des temps
qui nous permettent d'exprimer nos détresses, nos tristesses,
nos peines, nos défaîtes, mais aussi nos réussites,
nos rêves, nos projets, nos bonheurs. Si nous voulons
retrouver la lumiére au bout du tunnel, il faut exprimer ce
qui nous fait souffrir, ce qui nous empêche de vivre, les
blessures de la vie, les non-dits du passé, les événements
enfouis dans notre inconscient. Tous, nous pensons que la parole
soulage et libére. Il nous faut retrouver la parole perdue
car « nous avons encore tant de choses à nous
dire ».
Les
rencontres sont des lieux d'écoutes. Nous avons besoin d'être
écoutés. Entendre la parole de l'autre permet de se
remettre en question, de voir les événements d'une
autre maniére, de comprendre nos comportements. Comme un
puzzle, en écoutant les autres, piéce par piéce,
je me reconstruis. La parole des autres nous permet de nous
remettre en cause et de réfléchir à nos fragiles
vérités. Chaque témoignage écouté
nous aide à comprendre la maladie. L'intervention de chaque
participant est utile à tous.
Cette parole prise est entendue
par les autres. La parole écoutée dans le silence,
retentit comme la richesse de nos rencontres. L'écho de ces
témoignages nous touchent et nous sensibilisent.
C'est un lieu convivial.
Les rencontres se terminent parfois par un verre de jus de fruit, un gateau à partager, des coupes de champagne pour un anniversaire. Avec le temps, les rencontres, la connaissance, la confiance s'établit entre nous. Parfois, nous ressentons le besoin de nous réunir autour d'une table, pour prolonger la rencontre et parler d'autres choses que l'anorexie.
C'est un lieu à multiplier.
Aujourd'hui à
Brest, Quimper, Lorient, Vannes, Theix, Ploërmel, Pornichet, et Rennes, pour les
anorexiques, les boulimiques, et leurs familles, il existe un lieu de paroles et
d'écoutes, un lieu de rencontres et d'échanges, un lieu
de respect et de démocratie. Demain, il nous faudra ouvrir
d'autres lieux de rencontres.
Bientôt, avec beaucoup
d'espoir, il existera dans chaque ville de France une association qui
redonnera l'espoir aux malades et à leurs proches, un lieu ou
il sera possible de retrouver la parole perdue, un temps pour
retrouver ensemble le goût de vivre.
Parler, écouter, comprendre, accepter : c'est la richesse de nos réunions.
4) Un FLASH mensuel
Nous éditons chaque mois
et par ville un Flash ( une feuille recto/verso ).
Ce Flash nous permet de garder
un compte-rendu de chaque rencontre, de donner des nouvelles des uns
et des autres, d'afficher les visites, les courriers, les événements,
d'archiver les témoignages et d'enrichir nos connaissances sur
la maladie. Il est un relais pour ne pas perdre ce long chemin vers
la guérison tant attendue. Dans ces Flash, nous privilégions
les réactions personnelles, les idées des uns et des
autres. Tout est fait pour donner la « parole »,
pour permettre de s'exprimer. Écrire peut nous aider à
progresser vers la guérison.
5)
Des FLASH spéciaux
Nous éditons chaque
trimestre ou si une occasion se présente un recto/verso
reprenant des citations d'ouvrages, des articles parus dans la presse
et ayant retenus particuliérement notre attention.
6) Une
documentation archivée
Nous gardons précieusement tous les textes, tous les articles qui traitent de l'Anorexie. Les uns et les autres contribuent ainsi à constituer un capital qui s'enrichit au fure et à mesure.
7)Une bibliothéque importante
Nous avons 60 livres dans le Finistére. Nous avons 50 livres dans le Morbihan. Nous démarrons la bibliothéque en Loire-Atlantique. Ce sont, pour 90% de ses ouvrages, des dons.. Ces livres circulent librement. Ils sont à la dispositions de tous. Quand nous pouvons financer, nous achetons des livres qui ont retenus notre attention
8) Un
numéro de téléphone : 06.68.63.31.40
A ce numéro nous recevons
tous les appels. Sur un cahier nous enregistrons la date, le prénom,
la ville et le numéro de téléphone si la
personne l'autorise.
Nous respectons l'anonymat.
Ce sont des demandes de renseignements concernant l'association, les
rencontres. Ce sont des appels au secours : que faire ?, quelle
action ? Quel établissement ? Quel spécialiste ?
9) Un site
internet : www.s-a-f.asso.fr
Nous y retrouvons les coordonnées de quatre associations "Solidarité Anorexie", de nos rencontres dans les 8 villes de la côte bretonne. Nous répondons au « pourquoi cette association ?». Nous affichons les livres qui ont été appréciés. Nous affichons les actions à venir, celles en cours et celles qui sont passées. Nous donnons la possibilité aux malades et aux proches de s'exprimer, de réagir, de « parler » sur ce site.
10) Nos
objectifs futurs
Créer un réseau avec les professionnels
Nous sommes persuadés que la guérison est impossible
sans l'aide, sans l'intervention, des médecins, des
nutritionistes, des psychiatres, des psychologues et des
psychotérapeutes. Pour guérir nous avons besoin de
faire appel à une personne extérieure, hors de la
famille, libre et disponible.
Dans chaque ville de Bretagne, nous participons à la création d'un réseau avec des professionnels avec lesquels nous sommes en totale confiance, avec qui nous pouvons travailler à égalité, pour soutenir les malades et les accompagner vers la guérison. Ainsi nous pourrions aiguiller les malades et leurs familles sur ce réseau avec confiance et sécurité. Alors qu'aujourd'hui, il s'agit pour les anorexiques d'une quête épuisante pour chercher le ou les professionnels qui soient capables de les aider positivement et sincérement.
Participer à l'existence d'une maison de soins
Nous pensons qu'il nous faut dans chaque grande ville de France une
maison de Solenn, une maison de soins ouverte sur la ville, dans
laquelle les anorexiques pourraient rencontrer des membres de notre
association, un psychiatre, un nutritioniste, un généraliste,
un psychologue, ... etc.
Concernant cette maladie, l'enfer, pour les malades et leurs familles, vient aussi du manque de lieux de soins. Lorsque les familles, parfois pas uniquement de la Bretagne, nous appellent au 06.68.63.31.40, pour nous demander des lieux d'écoute, des lieux de soutien et d'aide, nous restons silencieux et génés. Pourquoi cette pauvreté d'offres de soins en France ? Pourquoi lorsque des centres de soins existent, il faut attendre 3 mois, 6 mois ou jamais ? Peut-être même, la personne malade décéde avant de trouver l'aide espérée ?
Participer à l'existence d'une maison de familiale
Nous pensons qu'il nous faut en bretagne une maison ouverte,
libre, qui se situe entre l'hopital et le domicile. Pour les
personnes seules, quitter la clinique ou l'hopital, pour se retrouver
seule dans son appartement, est terrible. Ce serait comme une maison de
vacances. Nous serions libres avec d'autres personnes. Nous
serions ensemble pour retrouver le gout de vivre, pour reprendre
des forces avant de replonger dans la vie quotidienne. Ce serait un
"sas", un temps, un lieu pour remonter à la surface en
douceur, agréablement, amicalement, avant de reprendre
notre chemin, notre aventure humaine, avec des projets, des
désirs, des rêves, des envies, des voyages, ....etc.
Consolider notre fédération
Nous avons créé
à Paris, le 28 janvier 2007, avec d'autres associations
francaises
la
Fédération Nationale des Associations liées
aux Troubles du Comportement Alimentaire ( FNA-TCA ).
Nous sommes aujourd'hui 16 associations Françaises, issues de diverses régions, unies, solidaires, convaincues !
il est temps de se regrouper pour être entendu, pour porter
à connaissance, pour interpeller au plus haut niveau nos
élus, nos dirigeants politiques !
Pourquoi ? Parce
que nous sommes conscients de la pénurie des accueils
d'urgence, de l'absence de prise en charge des adultes malades ( >
25 ans ) et de l'inexistence des structures dédiées
pour l'aprés hospitalisation. Alors que ces troubles
augmentent et touchent de plus en plus de personnes et que la maladie
apparaît à des âges de plus en plus jeunes.
Pourquoi
? Parce que nous sommes conscients
les offres de soins sont terriblement insuffisants : pénurie
des accueils d'urgence, absence des prises en charge des adultes (
supérieur à 25 ans ), inexistence des lieux dédiés
pour l'aprés urgence.
Pourquoi ? Parce
que nous sommes conscients
qu'il manque aujourd'hui une forçe de représentation
unie des personnes qui souffrent de ces troubles et de leur familles.
Pourquoi
? Parce que nous sommes conscients
qu'il faut mettre en commun notre forçe de conviction pour
faire entendre la voix des personnes souffrant de ces troubles et de
leurs familles dans la détresse.
intervenir dans les Lycées et colléges
Nous
intervenons dans les lycées et colléges Bretons, à
Quimper, à Concarneau, à Guérande, à
Bain de Bretagne, Nous avons rencontré les
éléves infirmiers de Quimper.
Suite à ces interventions, nous avons pris conscience de l'urgence de
multiplier nos déplacements dans les établissements
scolaires. L'anorexie apparaît à des âges de plus
en plus jeunes. Nous devons sensibiliser les parents d'éléves, les professeurs et les
éléves des risques et des troubles qui peuvent surgir
un jour.
Nous voudrions rencontrer les infirmiéres scolaires car plus
exposées à rencontrer des jeunes anorexiques. Cependant
la participation financière à nos
déplacements pose de plus en plus problême. Pourrons-nous
continuer à nous déplacer gratuitement,
bénévolement, alors que le prix du carburant augmente
chaque jour ?
Faire connaître la maladie
Nous voudrions rencontrer les éléves infirmiéres,
plus à l'écoute aujourd'hui.
Nous voudrions contribuer à sensibiliser les médecins
généralistes sur cette maladie qui met en souffrance un
grand nombre de personnes.
Nous voudrions faire connaître l'anorexie auprés des
acteurs de nos villes et départements.
Nous voudrions informer beaucoup plus les familles, les
frateries, qui ont un rôle trés important dans
l'évolution de la maladie, dans la guérison, dans le
soutien, dans l'accompagnement quotidien du malade.
Aider les anorexiques à trouver un travail
Lorsque les personnes sont
sur le chemin de la guérison et
qu'elles cherchent un travail, c'est alors un échec et donc
une rechute dans la maladie.
Lorsque les personnes retrouvent le goût de vivre et qu'elles
désirent se réintégrer dans la vie soçiale,
elles ne trouvent pas d'emplois.
En effet ces personnes restent encore peut-être fragiles,
timides, alors qu'elles sont brillantes et hyper conscienscieuses. Par manque d'assurançe,
ces jeunes femmes vont être rejetées injustement du du
marché du travail. Et donc elles rechutent dans la
maladie.
Nous voudrions les aider à reprendre confiance, à
s'aimer, et à donner aux employeurs une meilleur image de leur
personnalités et de leurs capacités.
Nous voudrions leur offrir des aides spécifiques et adaptées
qui les boostent et leur donnent forçe et espoir.
ouvrir des rencontres conviviales et amicales
1) Nous avons organisé un concert à l'église saint Louis à Lorient le dimanche 22 avril 2007 à 14h30, pour se retrouver ensemble hors de la maladie, pour s'évader un temps et oublier. Trois chorales ont accepter de participer à cette manifestation. Nous avons eu un pôt aprés le concert.

2) Nous avons eu notre premiére rencontre régionale et familiale à Pornichet au Moulin d'Argent le dimanche 3 juin 2007, de 10h00 à 19h00, pour se retrouver ensemble des trois départements bretons, pour se connaître, hors de nos lieux habituels. chaque participant a contribué au buffet. ce fut une journée trés sympathique.
3) Nous avons eu notre seconde rencontre régionale et familiale à Lorient le dimanche 4 mai 2008, de 10h00 à 18h00. Nous nous sommes retrouvés issus de totues les villes bretonnes, pour échanger nos expériences, nos vécus, nos témoignages, nos rencontres, nos espoirs, notre pique-nique, notre verre de l'amitié.
Inviter des professionnels ou des personnalités reconnues
Nous voudrions organiser des rencontres publiques
autour de l'intervention d'une personnalité connue dans le
domaine de l'anorexie : des psychiatres ou psychothérapeutes,
des malades guéries, connus pour leurs livres : Vittoria
Pazalle, Lise Bourbeau, David Servan-Schreiber, ..... etc
Ces projets entraîneront des dépenses
financiéres que nous ne pouvons assurer aujourd'hui.
Obtenir le soutien de marraines ou parrains
Nous voudrions demander à des personnes connues du grand public de bien vouloir nous soutenir, de nous parrainer.
11) Nos conclusions
Pour
mener à bien tous nos projets, nos associations demandent
l'effort des bénévoles, et des ressources financiéres
que nous n'avons pas.
Le travail d'écoute, de
soutien et d'accompagnement des personnes en souffrance, que nos
associations locales assurent avec humilité, est important.
Cependant le travail restant à faire nous paraît
tellement considérable et les moyens financiers tellement
insuffisants ! Nous devons chercher de l'aide pour nous-mêmes,
pour nos associations ! nous sommes trop peu nombreux à agir, à croire, à faire !
Les malades et leurs familles restent encore trop à
l'écart, isolées, enfermées, dans
l'obscurité, dans le silence et dans la souffrance ! alors qu'il
nous faut sortir, aller au devant, se faire entendre, rencontrer,
parler, ouvrir, témoigner !
c'est à nous de vouloir nous libérer ! c'est notre combat ! c'est notre espoir !
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