Vous avez la
parole
Je voulais encore vous remercier de me tenir au courant de vos réunions et de m'envoyer les comptres rendus
car je me sens trés seule face à cette maladie et incapable de venir à votre rencontre à cause de ma fragilité et de mes obligations familiales mais mon témoignage pourrait servir.
J'ai 5 enfants de 15 à 26 ans La maladie est sous jacente depuis mon adolescence avec des périodes plus difficiles que d'autres mais j'ai réussi à mener une vie hyperactive avec un métier et trop d'activités..
Il suffit d'une période plus dificile pour que le passé vous rattrappe et que l'on réalise que l'on est vraiment malade et que l'on ne s'en sortira pas toute seule. A suivi une année soignée par un médecin puis une première hospitalisation à toulouse à la clinique castelvieil puis une année à st yves à rennes et maintenant un mois que je suis sortie et ,malgré toute une avancée psychologique ; la maladie est là bien ancrée et je suis sur le fil dans un blocage alimentaire alors que j'ai un entourage formidable qu'il soit familial ou médical.
Trouver chaque jour une raison de continuer à se battre
pour triompher.
Annie
Je pense très fort à vous tous qui luttez de manière active pour enrayer cette maladie qui fait tant de dégats.Quand aux malades, je suis de tout coeur avec eux car je sais combien cette maladie « l'anorexie » est éprouvante, dure à vivre.
Si j'avais des conseils en tant qu'ancien malade à donner aux anorexiques il serait le suivant :
* Apprenez à vous aimer car même si on se croit fort qiuand on est malade en tout gérant on est très fragile.On se fait plus de mal en tout contrôlant.
Alexis
Merci
de nous donner des nouvelles d'Isabelle. Même
si nous ne pourrons être présents samedi - et nous en
sommes désolés
- nous penserons bien à vous.
Pour ce
qui nous concerne, Claire-Audrey va beaucoup mieux en ce
moment. Pourquoi
? Elle fait du bénévolat dans une maison de retraite (dans
l'animation - elle fait des sorties, différentes
activités ).
cela l'occupe mais aussi et surtout, elle se
sent utile aux autres, elle est très heureuse dans ce milieu
et les personnes âgées l'adorent ;
cela lui permet de reprendre confiance en elle ; elle voit aussi
qu'il y a des gens plus mal qu'elle, ô combien ! Tout
cela peut constituer un déclic et constitue, sûrement,
la meilleure des thérapies. Et nous formons le voeu que
cela l'aide à trouver le chemin de la guérison. Notre
sentiment, par rapport à cette maladie, c'est bien qu'il faut
se fixer des buts, des objectifs à atteindre, et trouver des
occupations, ne pas rester enfermés, s'ouvrir aux autres, tout
en pensant bien sûr à soi.
Je
pense que pour Isabelle, le problème est là : elle est
seule chez elle ; il faudrait - lorsque son état de santé
le lui permettra
bien sûr - qu'elle retrouve des centres d'intérêts,
des occupations pour ne pas rester dans son monde, cet
enfer de bouffe qui lui gâche la vie.
Et
c'est vrai, comme tu disais, lorsque la personne travaille, c'est
déjà un grand pas vers la guérison.
Nous
serons heureux de vous retrouver tous le mois prochain.
Sylviane,
Xavier et Claire-Audrey
Je suis venue pour la première fois à la rencontre de janvier. Il me sera malheureusement impossible d'être présente à celle de février car je serai en vacances dans les Pyrénées, mais j'ai bien l'intention de revenir en mars. J'ai parlé de l'association à un couple d'amis qui sont également concernés, et qui viendront peut-être un jour, s'ils voient qu'ils n'arrivent plus à faire face. Je leur ai raconté la façon chaleureuse dont j'ai été accueillie, et comment tout le monde s'est mis en quatre pour essayer de m'aider. Je leur ai expliqué que la parole est simple et spontanée, sans rituel ni contrainte. Bref je leur ai dit que cette rencontre avec vous m'a fait un bien fou et m'a aidé à mieux comprendre ma fille. A vous je veux dire que j'ai suivi vos conseils: je lui ai écrit une lettre. Je n'en ai pas de nouvelles depuis, mais je n'en espère pas dans l'immédiat. L'important était de ne pas rester sans rien faire, et de ne pas agir de façon maladroite.
Merci encore à vous tous et à bientôt
Michèle ( Vannes )
Elsa ( Lannion )
En plus de la méchanceté des gens qui n'ont pas compris quel était mon mal, la maladie a poursuivi son travail de sape en moi. La volonté ne suffit pas pour s'en sortir. On n'a pas besoin de jugement à l'emporte-pièce. Il faut savoir que les anorexiques ne sont ni capricieux ni paresseux. Nous ne jouons pas. La culpabilité est notre lot quotidien. Alors les mots avec lesquels on nous reçoit peuvent soit détruire, soit guérir. C'est de compassion, de vérité dont nous avons besoin pour progresser.
Elsa ( Lannion )
Je suis bien sûr triste de ne pas avoir pu participer à une réunion avec toutes
ces personnes qui disparaissent plus ou moins. Chaque personne est un trésor
d'expériences, de sentiments, de vécus, trésor qui permet de nous enrichir, par
un effet miroir, d'informations sur nous. Je regrette le départ de Cara, mais je
le comprends et l'admets. Les échanges avec Cara ont été certainement très
riches de part la variété de ses expériences hors de France. Je ne désespère pas
de rencontrer Cara.
Claude ( Brest )
"Ce
qui n'a pu se mettre en larmes et en mots s'exprime ensuite par des
maux, faute de mots pour le dire."
cette
phrase vient d'une psychotherapeute : Anne Ancelin-
Schutzenberger...En effet, elle me parle beaucoup et je la trouve
également très juste.
Ainsi, tout ce dont on ne parle pas dans
les familles (problème psy, alcoolisme, enfant
illégitime,
abus sexuel...) resurgit un jour ou l´autre et peut provoquer
des dégâts sur plusieurs
générations. On
ne peut pas effacer l´ardoise tant qu´elle
n´est
pas réglée.
La
communication est essentielle,
mais si dure pour nous "anorexique/boulimique"...
et c'est
pour ça que je vous remercie
de nous permettre, grace à l'association, de partager,
avancer,
comprendre ensemble...
J'aimerais tant pouvoir m'y investir
d'avantage...mais avec cette distance c'est pas simple....
Camille ( Lorient / Paris ) )
Bonsoir, c'est Camille, je suis venue Samedi à l'association et je tenais à vous dire que cette rencontre était vraiment enrichissante...c'est ce que je cherchais depuis des années...J'ai contacté des assoc sur Paris mais le nombre de personne est limité et complet..Il faut s'inscrire sur liste d'attente pour 2007, donc je viendrais à chaque rencontre sur Lorient. Je souhaite aussi adhérer à "Solidarité anorexie" pour permettre de faire avancer l'assoc..Je suis ravie de vous avoir rencontré,j'ai enfin trouvé un lieu d'écoute et d'entraide..Merci
Camille ( Lorient / Paris )
Il n'est pas façile de trouver les causes de mon anorexie. Une psychothérapeute m'a aidé à y voir un peu plus clair. Mais c'est au fil du temps, avec du recul que je réalise ce qui m'a fait mal.
J'ai commencé à me poser des questions lorsque des camarades de classe ( CM2 ) se sont moqués de mon physique. En effet, à 11 ans, j'étais formée; ce qui a suscité de la moqueriede la part de certains. Des petites phrases, rien de méchant en fait, mais suffisant pour me dire : « si avoir de la poitrine, donc devenir femme, est sinonyme de raillerie, alors mieux vaut rester enfant ».
Je pense que je manquais de confiance en moi pour affronter l'âge pré-adolescent. Je n'avais pas été préparée à cela par un manque de communication, de conseils de la part de mes parents et surtout de ma mére ( qui elle-même a eu une enfance « tabou ».
Puis je suis entrée en 6éme. Tout allait bien, même si je regrettais d'avoir mes régles, de la poitrine, d'être différente de mes copines, qui n'avaient pas de regards sur ce corps qui change. Ce début de mal-être était encore enfoui, inconscient.
Jusqu'au fameux 12 janvier 1990, jour de mes 13 ans, ou mon pére, qui était en période de chômage technique et qui allait perdre son emploi, est rentré à la maison plus tard que d'habitude mais surtout dans un état dépressif et à bout. Mes parents se sont disputés fortement. Ma mére était désemparée par la souffrance de mon pére. Ce dernier a jeté à terre la montre qu'elle lui avait offerte en lui criant qu'elle ne l'aimait plus ! Ma mére le rassurait que « si ». Bref, cette scéne terrible s'est terminée par mon pére pleurant sur les genoux de ma mére. Mon pére, si fort, si drôle, si joueur, si beau, s'éffondrait devant moi, jeune fille en admiration devant lui. Qui était-il vraiement ? Cet épisode a été très violent dans ma construction.
Mes parents souffraient. Alors je me devais de faire au mieux pour les soulager et ne pas les décevoir. Pour cela il fallait me mettre des rêgles, des principes, une discipline, et surtout ne pas y déroger. Cette dureté envers moi-même provoque préjugés, peurs et frustrations. Mon quotidien était réglé pour ne décevoir personne. Il fallait que je puisse tout contrôler, jusqu'à ma nourriture, qui était la seule chose qui « allait de moi à/pour moi ».
Ma 4éme et 3éme ont été douloureuses et tristes. Mon entrée au Lycée et les 3 années qui suivirent ont été les pires de ma vie, jusque là. Je n'avais pas de bons résultats scolaires, moi qui, était bon éléve. Mon pére était au chomage ou alternait les CDD. Je pensais à lui. Je souffrais pour lui et par conséquence je souffrais pour moi.
J'ai obtenu mon BAC. Ce qui m'a réconfortée. J'ai fait une année de FAC. Je ne rentrais que le week-end. Cette année m'a aidé de par l'éloignement avec mon quotidien familial. Puis l'été 1996, j'ai fait une saison à Carnac, ou je me suis épanouie. Le travail, les collégues, les copines, l'autonomie, et l'indépendance m'ont éloigné de mes parents; ce qui a permis une parenthése. J'ai entammé 2 années d'études à l'IUT de Vannes, 2 merveilleuses années, entrecoupées par ma seconde saison à Carnac dans le même commerce. Entre temps, mon pére a trouvé du travail en CDI, bref tout allait pour le mieux, du moins en apparence car inconscienment le mal était toujours enfoui.
En effet, pendant ces dix ans, aucun dialogue, aucun mot mis sur ce mauvais passage. Elle est ou cette mére ? auprés de laquelle j'aurais tant aimé me soulager, lui raconter mes angoisses, mes plaisirs, mes joies, ... etc. Je ne lui en veux pas, surtout pas. Elle n'était pas préparée.
Seulement, à 22
ans, lorsque
j'ai rencontré Francois, mon ami, et que l'on a pris une
location, j'ai totalement changé. Je ne devais faire aucune
erreur. Tout devait être irréprochable, pour qu'on
ne
dise de moi que du bien !!! J'avais peur des remarques, des regards.
J'étais intimidée. Ce manque de
confiance, quelle
souffrance !!
Toujours savoir si ce qu'on fait ou
dit, est dans le « moule », ne
blessera
personne, au détriment de soi et de ses idées.
J'avais
besoin que ma mére me dise qu'elle était
fiére
de moi, que j'étais une
« femme » sûre
et de confiance.
A 25 ans, j'ai suivi une thérapie. Francois a mis 3 ans pour réaliser et me faire réaliser et surtout accepter et dire « oui, je souffre. Il y a quelque chose qui me fait mal, mais je ne sais pas comment le dire ! ». J'ai dit à mes parents et tout mon entourage proche que je suivais une thérapie. J'ai écrit une longue lettre à ma mére, lui exprimant tous mes sentiments, de la colére, à l'incompréhension, pour aussi lui faire prendre conscience de ce qui m'était arrivé. Ca nous a fait du bien. Par la suite mes proches osaient ( j'insiste sur ce verbe ) venir à moi pour en parler.
Je réalise que lorsque je traverse des périodes difficiles, je me restreins davantage. Moins aujourd'hui car j'exprime mes soucis et mes craintes afin de les extérioriser. Mais parfois il n'est pas façile de faire comprendre ses doutes et peurs.
Ces quelques lignes retracent 18 ans de ma vie. Elles ne sont que les faits les plus marquants. Mon récit n'est pas exhaustif, car y aurait tabnt d'anecdodes et de « ruses » à raconter !!
Je fais partie d'une
génération
ou les jeunes filles n'ont pas été suffisament
informées, ou le manque de dialogue et de conseils a
été
trop important !
Mes parents sont mes bases. Alors si
eux-mêmes ont été mal
« préparés »,
la chaîne perdure !
Les parents ne sont pas responsables,
ni fautifs. Ils sont juste impuissants car ils ont trop peur de faire
du mal à leur enfant, qui lui-même ne se
contrôle plus.
Je suis sûre que tous les acteurs et témoins de personnes anorexiques peuvent faire bouger les choses.
Séverine
J'ai bien pris note de ces deux rencontres mensuelles à Quimper et Lorient. Je n'hésiterai pas à y assister très prochainement.
Cela
ma fait très plaisir de voir qu'il y a un réseau
bien
établi dans notre région pour combattre
l'Anorexie.
En
échangeant le vécu d'anciennes /
actuelles Anorexiques
et les connaissances médicales des
thérapeutes /
personnels hospitaliers, nous trouverons de plus en plus de
clés
pour aider les Anorexiques.
A très bientôt,
Maureen
Je suis âgée de 22 ans. Je souhaite m´investir activement dans la lutte contre l´anorexie, après avoir vaincu cet ennemi il y a maintenant 7 ans. En d´autres termes, j´ai moi aussi sombré dans cette maladie à l´âge de 15 ans ; et en moins d´une année, mon poids est descendu jusqu´à 23 kilos. Inutile de vous préciser que j´ai été hospitalisée pendant un trimestre.
A la suite d´un déclic, j´ai rapidement recouvré le courage de me ressaisir et ainsi reprendre des forces vitales. Les infirmières m´encourageaient avec le chantage : à chaque prise de poids, j´avais le droit à un peu plus de liberté (conversations téléphoniques avec mes parents, visites, etc.) Je n´ai pas rechuté, m´étant promis de ne jamais refaire la même erreur.
A la suite de cet épisode, j´ai voulu écrire un livre pour mieux faire comprendre cette maladie, souvent incurable. En effet, le personnel médical ne me comprenait pas : l´anorexie peut être expliquée par les anorexiques !! Puis, je me suis remise à vivre comme toutes les adolescentes de mon âge.
Si je veux rencontrer des personnes atteintes de ce trouble alimentaire, c´est pour les soutenir & les motiver dans leur combat. L´on parle beaucoup de cancers dans les Médias : ces patients n´ont pas le choix de leur guérison, alors que les anorexiques sont les seules à connaître la potion magique pour s´en sortir.
Maureen
je reviens, à
Vannes, en me
disant que la vie est trop précieuse ! Que la vie des
personnes anorexiques doit changer.
J'accepte de moins en moins leur souffrance, leur
isolement, leur silence, leur dignité baffouée,
leur respect rejeté, leur mise à
l'écart de la
société dans des hôpitaux
psychiatriques !
j'accepte de moins en moins la solitude, la honte, la
tristesse, l' ignorance, la prétention de
détenir la
vérité, les erreurs, les
préjugés, l'
impuissance à aider !
Bruno
C'est vraiment formidable de
voir l'élan qui se crée autour de
l'association.
C'est indispensable de continuer et tout nous encourage à
persévérer.
Il y a tant de désarroi dans les familles touchées
Maryvonne
et Henri
Je
viens de parcourir le site, il est très bien.
je
trouve que " l'Asso." prend un bel essor ; Il y a
des
rencontres fort intéressantes avec des intervenants, des
malades et des familles ; c'est une progression très
encourageante. Il y a également des nouvelles positives..Je
souhaitais te remercier personnellement pour cette démarche
que tu as eu : Offrir à d'autres ce qui t'a tant
manqué
; Un lieu d'échange.
L'Association
nous permet de dire nos souffrances, nos craintes, nos espoirs et nos
progrès - tout ceci dans le respect. Il se
dégage
de ces rencontres une chaleur humaine trop rare dans la vie
d'aujourd'hui...
Je
confirme que "la parole libère" : Cela m'a
vraiment permis d'évoluer, de règler de gros
problèmes
- un fardeau écrasant - une
partie de vie qui
aujourd'hui fait partie du passé.
A
présent, je savoure ma nouvelle existence, un oeil nouveau
au
quotidien, de petits bonheurs simples mais d'une réelle
intensité.
Pour
tout cela, MERCI à tous.
Je répète
souvent que tout seul, on ne peut pas faire grand chose - mais
également qu'aider
les "autres", c'est s'aider
soi-même.
Alors,
à très bientôt -
et cette petite
expression que j'aime beaucoup, "Bon vent" à
l'Asso !!!
M.Christine
Bonjour
à tous de Brest. Ce petit mot pour vous souhaiter une douce
année 2006, qu'elle
soit meilleure que la précédente. Je n'ai pas pu
me joindre à vous le mois
dernier car j'étais sur mon lieu de stage, et vous m'avez
manqué bien sûr.
merci à toi Monique pour ta belle carte postale de Prague
.Merci à tous pour
votre amitié et votre soutien au long de 2005, la
conférence du docteur
Montavon était très instructive. Je pense pouvoir
être parmi vous à Brest
samedi. Elisabeth vous souhaite aussi une bonne année, elle
va très bien. je
voudrais adresser un message d'espoir à tous les parents,
gardez courage chaque
jour, ma fille va bien à présent, et on peut se
battre contre cette maladie, et
on peut gagner!
J'espère avoir des nouvelles de Brigitte et de Gaella, je
n'ai pas pus les
joindre. Bruno merci encore de nous avoir si bien réunis, je
suis tous les
jours avec vous dans mes pensées. Je vous embrasse
amicalement .BLOAVEZ MAD
Marie
Renée
Bonjour,
Je suis Céline (belle-sœur d'une
anorexique) et j'ai participé à 3
rencontres sur Brest. Je ne suis pas venue à celle de samedi
dernier car la situation
dans laquelle je suis m'épuise. En effet, ni mon
frère ni les parents de ma
belle soeur ne réagissent et le fait que moi seule participe
aux rencontres
n'est pas suffisant. Peut-être qu'un jour j'aurai de nouveau
besoin d'échanger
avec vous mais actuellement, je préfère faire une
pause.
Je vous souhaite bon courage et je suis avec vous par la
pensée.
Céline
C'est
vraiment génial le site internet , j'y vais
régulièrement .
Hélène
Je
"préfère" mes moments
d'anorexie aux moments où la boulimie me happe. Face
à elle, je n'ai plus
aucune volonté, je me laisse aller, c'est terrifiant ! Et
puis, quoique l'on
dise, l'anorexie est perçue comme bien moins honteuse que la
boulimie. Je
trouve dommage que le Docteur MOTAVON n'en ait pas parlé car
ces deux aspects
ne sont-ils pas étroitement liés ?
Depuis
un an et demi, mes crises de
boulimie se sont aggravées : d'une à deux par
semaine, j'en suis à une, voire
deux par jour. J'en souffre énormément. j'ai
l'impression de passer mon temps à
manger et à vomir !!! Si active auparavant,, je n'arrive
plus à faire grand
chose, je n'ai plus ENVIE de grand chose. Pensez-donc, je passe une
quarantaine
d'heures par semaine à cette activité.... surtout
la nuit...pour être très en
forme le matin !!!
De
plus, cette maladie dérange, mon
entourage (famille, amis) m'a fuit, mon mari et mon fils de 15 ans
pètent les
plombs de temps à autre (et je les comprends), et me
voilà encore plus seule.
Bien consciente de la souffrance que je fais subir aux autres, je n'ai
plus
beaucoup d'estime pour ma personne, mais par-contre
énormément de dégoût, de
honte, de culpabilité... Je me demande souvent ce que je
fais là et tout cela
m'amène à cette réflexion : qu'est ce
qui pourrait me libérer ? Plus d'une
fois, j'ai pensé à la mort. Je l'ai
frôlé, cherchée, souhaitée,
priée mais je
suis encore là.
Votre association m'aidera t-elle
à
rencontrer des personnes comme moi, malades ou guéries ?
Peut-elle me redonner
un peu d'espoir de sortir des affres de cette maladie. Je me rappelle
souvent
le temps où je n'étais pas malade... et
c'était tellement bien...
Merci
de m'avoir lu.
Merci
pour votre témoignage.
Certains
souhaitent en parler avec
d'autres malades, d'autres hésitent parce qu'ils ou elles
pensent que cela ne
va pas les aider, c'est selon.
Lors
des rencontres de l'association
malades, famille et amis se retrouvent en général
à 15 / 20 personnes pour
s'exprimer, parler ensemble.
Et cela
convient à un certain nombre qui
reviennent régulièrement ou de temps en temps, le
premier samedi du mois à
14h30.
A
Quimper il y a souvent deux groupes
dont un spécifiquement de malades et guéris; cela
dépend du nombre de personnes
présentes ( le 3ème samedi du mois à
15 heures).
S'il
n'y a pas de solutions toutes
prêtes, ces échanges peuvent quand même
aider à avancer dans une démarche de
guérison.
Je ne
peux que vous inciter à
participer à l'une au moins de ces rencontres pour voir si
elles vous
conviennent.
L'association
cherche elle aussi ce
qu'il lui conviendrait de faire, et votre avis ne peut
qu'intéresser le groupe.
A l'un
de ces samedis donc, et courage.
Suite
au forum « parents - adolescents »
du samedi 3
décembre 2005 de 10h00 à 17h00 à Brest
Durant toute cette
journée, des associations, liées à
l’adolescence, étaient présentes.
Chacune avait son stand, un espace ouvert et
disponible. c’était un temps unique pour
rencontrer les visiteurs, les
renseigner, leur donner des documents et parler. Le matin : un
journaliste,
un médecin, une assistante sociale et un couple
se.sont.arrêtés.à.notre.stand.
L’après-midi,
de 13h30 à 17h30, Henri
et moi-même, nous étions au stand.
Ce fut
un grand calme ! c’est vrai
que la rencontre mensuelle se tenait en même temps et
qu’une trentaine de
personnes y participait.
Heureusement pour Henri et moi-même, Julie est venue,
élève de terminale d’un
Lycée professionnel de la croix Rouge de Brest. Au
début timide et gênée, elle
nous écoutait sans parler beaucoup. Mais peu à
peu elle s’est détendue et
ouverte sur elle-même, en parlant de ses parents, de son
enfance, de son
parcours, des ses camarades de classe. Parmi celles-ci Julie pense que
Beaucoup
seraient anorexiques.
Merci
Julie, merci d’avoir été la seule
à faire le déplacement et d’avoir bien
voulu t’asseoir à notre table. Merci
Julie pour ta simplicité ! ta
sensibilité ! ta lucidité !
Comment
expliquer ce vide, cette
absence à ce forum si bien organisé !
Pourquoi
si peu de monde ? alors
que nous rêvons d’une maison de Solenn à
Brest ! une maison ouverte et
accueillante !
En
définitif que voulons-nous ?