Vous avez la parole



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bonjour,
je suis venue hier à lorient pour la première fois à votre réunion. Je tenais à vous remercier de votre accueil et effectivement je pense que cela peut m'apporter beaucoup!Vous avez un regard différent sur cette maladie et je me suis vraiment sentie à l'aise!J'espère aussi pouvoir apporter mon aide à votre association! J'ai cru comprendre que vous faites des interventions dans des lycées et je trouve cela vraiment bien!Si jamais vous avez besoin de personne, je serais d'accord d'intervenir!En tout cas, j'attends avec impatience la prochaine rencontre!J'ai créé un blog par rapprt  ma maladie et j'ai parlé de votre association, cela vous fera un peu de publiité!J'ai une amie anorexique qui vit sur poitiers et voudrait savoir si il existe ce type d'association sur poitiers?
Merci pour votre accueil encore une fois!

julie


Je suis atteinte d'anorexie mentale depuis 8 ans. Cette maladie a commencé à l'âge adulte et non en periode d'adolescence. J'ai été à plusieurs reprise hospitalisée dans des cliniques ou des hôpitaux qui ressemblent plus à des prisons. Je dis ceci par la méthode employée par le corps médical pour "soigner" cette pathologie. Je suppose que l'anorexie est apparue pour mon cas suite à une dépression non prise à temps. Bref aujourd'hui je fais partie de l'association anorexie de Pornichet. Bruno a perdu sa fille atteinte d'anorexie et aujourd'hui nous nous battons à ces côtés pour que la prise en charge de cette maladie ne soit plus faite par l'intermédiaire de contrats punitifs (chantage à la carotte : si tu prends 100g, tu auras le droit de voir tes parents, ou de sortir...). Bref, nous cherchons des solutions beaucoup plus souples avec des thérapeutes mieux informés sur cette maladie, avec bien évidemment un suivi médical mais aussi permettre au malade de pouvoir diriger son mental obsédé par le contrôle de la nourriture vers des activités artistiques, intellectuelles, corporelles...Nous savons que la maison de Solenne fait ce genre de prise en charge mais réservée aux adolescentes, pourquoi y a t-il pour cette maladie si peu de lits dans les cliniques spécialisées et pourquoi y a t-il un âge limite pour y être accepté : les adultes n'auraient t-ils pas les mêmes droits afin de guérir de cette maladie qui est une véritable souffrance ? Nous aimerions que des maisons ouvertes soient enfin créées.
Voilà c'est le témoignage que je voulais vous apporter

Isabelle

Je pense très fort à vous tous qui luttez de manière active pour enrayer cette maladie qui fait tant de dégats.Quand aux malades, je suis de tout coeur avec eux car je sais combien cette maladie «  l'anorexie » est éprouvante, dure à vivre. 

Si j'avais des conseils en tant qu'ancien malade à donner aux anorexiques il serait le suivant : 

* Apprenez à vous aimer car même si on se croit fort qiuand on est malade en tout gérant on est très fragile.On se fait plus de mal en tout contrôlant.

* Il faut savoir lâcher prise, laisser parler ses émotions, ses sentiments. C'est le début de l'amour propre, de son amour propre.
* Parfois pleurer, dire que l'on ne va pas bien n'est pas un signe de fragilité, ni de faiblesse, mais bien au contraire.
* Il faut aussi se sociabiliser; c'est à dire se faire des amis ( ou un/une ami(e) ) avec qui on peut parler, avec qui on peut partager ses problêmes.
   C'est souvent plus façile qu'avec ses parents. C'est ce que j'ai fait et ça m'a fortement aidé à me guérir et à retrouver goût à la vie. 
* En s'aimant on remarque que la vie autour de nous n'est pas comme on la concoit sous la maladie. On ne percoit plus les regards des autres comme du dénigrement, comme                négatif. On remarque que le regard des autres est si beau que ces personnes ont mal pour nous, éprouvant une certaine amertune de nous voire malade.
* Aussi il, faut chercher d'ou vient notre mal, le début de la maladie. Parfois ça peut être lié à une affaire de famille, un sport, à l'école, une perte de parents, une déception                    amoureuse. Tous ces facteurs peuvent être les déclencheurs de l'anorexie. En mettant le doigt sur ces son problême, on s'ouvre la porte vers la guérison. On pointe le mal. 
   De même, il faut, à mon sens être capable d'appeler cette maladie par son nom « ANOREXIE » et savoir le dire sans retenue.

Pour ma part j'ai trouvé le pourquoi de cette anorexie chez moi. Bien qu'il y a encore des choses à comprendre. 
Tout a commençé lorsque j'étais plus jeune ( j'avais 3 ou 4 ans ). l'anorexie ne s'est pas réveillé pendant 13 ou 14 ans. C'est à mes 17 ans qu'elle est apparue. J'ai commençé à faire du sport de haut niveau me demandant des exigences, comme un régime alimentaire. Mon entraîneur m'a poussé à en faire un afin de gagner en légereté et atteindre un poids de forme, facteur important en athlétisme pour améliorer ses performances.  Ce régime a dérapé et s'est tourné en engrenage. Il a réveillé chez moi quelques douleurs d'enfance et le maque de reconnaissance paternelle ( 17 ans ) alors que j'avais besoin de son soutien pour réussir. Mon père m'a éduqué comme un roc, à ne jamais pleurer, à ne jamais donner mes sentiments.Il n'a jamais su me dire « je t'aime » durant ma jeunesse alors que c'est si important pour un enfant. Je me suis rendu compte que mon pére pensait à lui sans se soucier de ma mère, de mes fréres et de moi-même. Durant toute ma jeunesse j'ai vécu avec ce poids en le comprenant au fure et à mesure, sans pouvoir en parler, sans pouvoir pardonner.  Aujourd'hui j'ai compris que je devais pardonner mon père, ne pas lui en tenir rigueur. Je me dis que savoir pardonner, c'est savoir s'aimer et aimer. 

A ce jour, j'ai 24 ans, l'anorexie est toujours présente en moi. Mais maintenant je la gère. c'est à dire que je ne vomis plus. Je mange normalement. Je sors avec mes amis. Je travaille en toute sérénité. Je me fais plaisir.  Je me rends compte que pendant les 5 ans de ma maladie, j'ai loupé beaucoup de joie de la vie, des rires, des amours, .... 
Actuellement je me rattrape sans pouvoir bien entendu rattraper les 5 années perdues. Mais c'est pas grave. J'ai compris que la vie mérite d'être croquée à pleines dents ! 

Alexis


les erreurs sont humaines. la perfection est vanité !  l'être humain est fragile, incertain, imparfait ! c'est la condition humaine !
la vie n'est pas toujours celle que nous avions projetée, rêvée ! les pages douloureuses accompagnent les pages heureuses !
la culpabilité ne doit pas nous empêcher d'avancer, de progrésser, de changer. les obstacles ne doivent pas nous anéantir, mais au contraire nous faire réagir et nous faire évoluer.
c'est vrai aussi que pour retrouver l'espoir, le gout de l'aventure humaine, le bonheur, l'existence nous avons besoin de marcher enesemble, avec d'autres, solidairement.
seul nous trébuchons, nous chutons, nous recilons ! avec d'autres nous reprenons espoir et nous retrouvons l'immense valeur de l'aventure humaine.

Bruno

 j'ai 16ans et demi
Il y a deux ans j'ai été hospitalisé en urgence durant deux mois et demis pour anorexie.
Je suis descendu à environs 29 kilos pour 1.61m.
J'essaye tant bien que mal de m'en sortir et ce n'est pas simple tout les jours ...
Il y a environs trois jours j'ai vus un reportage sur le journal de 20heures sur l'anorexie.tous ces témoignages de jeunes filles m'ont vraiment fait pensé à ce que j'ai vécu.
J'aimerais les aider leur dire qu'elles gachent leur vie future...et je pense que leur en parler me ferait aussi avancer ...

Bérénice

je n'ai pas eu beaucoup de temps cette semaine, ma puce était là, les retrouvailles nous ont fait du bien même si ce n'est pas encore comme je voudrais !! la boulimie et les idées noires sont présentent mais nous avons été heureuses d'être ensemble.
Merci pour les nouvelles d'Isabelle, je suis ravie que vous ayez pu aller la voir, cela a du lui faire beaucoup de bien, et ouvrir une lueur d'espoir car elle n'est plus seule maintenant puisque vous avez pu la voir et nous sommes nombreux à penser à elle.
ce qui est le plus dur c'est de pouvoir se changer les idées, être pris en charge pour sortir de ces pensées obsessionnelles qui nous tirent vers le bas, et personne pour nous aider à nous en sortir, voir autre chose, parler d'autre chose, oublier, trouver du répit, du repos, arrêter de penser pouvoir passer à autre chose, j'ai connu cela mais je suis heureuse de rappeler que l'on peut s'en sortir, la route est longue quand on est seul, mais à travers l'épreuve aussi douloureuse soit elle il y a quelque chose à apprendre, à découvrir, progresser jusqu'à pouvoir s'aimer et pardonner aux autres de ne pas nous comprendre et pas savoir nous faire le bien dont nous avons besoin, vouloir les aimer  malgré tout ce qui nous sépare, éviter de ce disputer, dédramatiser le plus possible.
Manny

La mère d'Isabelle était présente à notre dernière rencontre. Sa présence a été utile, pour elle et pour nous. elle a pu parler de sa fille,  s'intérroger sur l'isolement de sa fille à l'hopital, sur le traitement éffectué, sur les résultats à attendre. Elle se demande pourquoi elle ne peut la voir ni rencontrer le médecin. Elle a pu  témoigner de cette hospitalisation néçéssaire mais très douloureuse pour Isabelle et ses parents. Elle a pu rencontrer des personnes qui connaissent la maladie et la souffrance d'Isabelle.
Bruno

Merci de nous donner des nouvelles d'Isabelle. Même si nous ne pourrons être présents samedi - et nous en sommes désolés - nous penserons bien à vous. 
Pour ce qui nous concerne,  Claire-Audrey va beaucoup mieux en ce moment. Pourquoi ? Elle fait du bénévolat dans une maison de retraite 
 (dans l'animation - elle fait des sorties, différentes activités ). 
cela l'occupe mais aussi et surtout, elle se sent utile aux autres, elle est très heureuse dans ce milieu et les personnes âgées l'adorent ; cela lui permet de reprendre confiance en elle ; elle voit aussi qu'il y a des gens plus mal qu'elle, ô combien ! Tout cela peut constituer un déclic et constitue, sûrement, la meilleure des thérapies. Et nous formons le voeu que cela l'aide à trouver le chemin de la guérison. Notre sentiment, par rapport à cette maladie, c'est bien qu'il faut se fixer des buts, des objectifs à atteindre, et trouver des occupations, ne pas rester enfermés, s'ouvrir aux autres, tout en pensant bien sûr à soi. 
Je pense que pour Isabelle, le problème est là : elle est seule chez elle ; il faudrait - lorsque son état de santé le lui permettra bien sûr - qu'elle retrouve des centres d'intérêts, des occupations pour ne pas rester dans son monde, cet enfer de bouffe qui lui gâche la vie. 
Et c'est vrai, comme tu disais, lorsque la personne travaille, c'est déjà un grand pas vers la guérison. 
Nous serons heureux de vous retrouver tous le mois prochain.
Sylviane, Xavier et Claire-Audrey



j'ai vu Isabelle de 15h00 à 16h00 à l'hôpital.
alors que la secrétaire a commençé par me dire que je n'avais pas le droit de la voir, alors que j'avais eu l'autorisation la veille !
elle a été hospitalisée contre son gré, avec les signatures de ses parents et de son médecin traitant.
ses parents l'ont amené de forçe aux urgences. Elle souffre de son enfermenent non voulu par elle.
elle avait un psychiatre depuis samedi 28 jullet, avec lequel elle s'adaptait et parlait. Elle avait même obtenu le droit d'avoir des visites. Mais hier ce médecin est parti en congé et le nouveau a supprimé le droit aux visites et au téléphone. c'est donc, pour elle, un retour en arrière !
Isabelle sortira de l'hopital quand elle pésera 38 kilogs. on lui demande de manger. mais malgré son désir de manger, elle n'y arrive pas.
elle passe sa journée dans sa chambre. elle prend ses repas avec les autres, et quand il fait beau elle sort dehors.
quand elle commençe à se lier avec une infirmiére, il y a changement du personnel.
elle a peur de ne pouvoir reprendre du poids.
je lui ai dit que nous pensons tous à elle, au sein de notre association, que nous sommes avec elle, que nous sommes préssés de son retour à nos rencontres mensuelles.
Isabelle disait qu' elle avait boudé nos rencontres parceque nous parlons que de la maladie.
je lui ai dit que si elle était présente à chaque rencontre, elle nous connaitrait mieux, que nous pourrions être plus unis, que des événements peuvent naître au cours des réunions.
je lui donnais l'exemple d'un personne qui viendra à Vannes en septembre parler d'un projet de voyage dans un désert, et de l'idée d'une maison ouverte, libre, pour venir se reposer, se retrouver avec d'autres. je lui donnais l'exemple d'une salle de danse mise à notre disposition. pour qui sait patienter et attendre, l'aventure est possible, une opportunité peut surgir !
je rendrais visite à Isabelle dans une dizaine de jours, avec le feu vert du nouveau médecin.
Bruno


je viens de lire le mail..L'anorexie est une maladie psychologigue. Lorsque la maladie est bien ancrée, je pense qu'il est nécessaire auparavant de chercher de l'aide médicale et un soutien  psychologique avan tout. Il ffaut toujours se raccrocher à des objectifs précis, essayer de s'y tenir en sachant, pour y être passée,  que Le combat est rude, mais possible !
NE JAMAIS DESPERER !  même dans les moments de doutes profonds et d'angoisses. la vie est devant !
Je terminerais avec ces quelques  phrases qui me servent de repères lorsque je doute comme tout Le monde: LE SOLEIL SE LEVE TOUS LES JOURS POUR TOUT LE MONDE. IL SUFFIT DE SAVOIR LE REGARDER. Il ya toujours des solutions. Quelquefois elles peuvent être plus ou moins longues, je le sais,  mais surtout NE JAMAIS PERDRE ESPOIR !

Laurence

Merci Fabienne
pour votre témoignage émouvant et dramatique. vous décrivez une vérité qui est inacceptable humainement ! Vous vivez aujourd'hui,  une situation de détresse terrible, une grande souffrance, et  un abandon insupportable l. à partir de ce témoignage clair et net, ouvrons grands nos yeux sur la réalité en Françe. Aujourd'hui, nous constatons, avec tristesse et  désespoir, la pauvreté des offres de soins pour Audrey et toutes les autres Audrey de notre pays, "solidaire" et "fraternel". Les lieux de prises en charge spécialisés n'existent pas ou sont débordés !
Les listes d'attente de ces centres,  trés rares, sont trés longues, beaucoup trop longues ! il faut patienter combien de mois ?  combien d'années ? pour trouver les soignants de cette maladie, c'est une quête épuisante  et désespérante !  Ouvrons les yeux ! il est temps de se regrouper pour agir ! pour faire quelque chose ! pour  aider Audrey, sa mére, et toutes les Audrey et toutes les Fabienne de Françe.

Bruno

Bonjour,
j'ai été sur votre site et je le trouve super !
aujourd hui, Audrey ( 14 ans ), ma puce est trés mal. Elle est a coté de moi, couchée dans mon lit en chien de fusil. elle se cache le visage. Elle a mal à la poitrine et au ventre. Elle a de trés fortes crises d'angoisse. Elle est sous xanax. Le généraliste ne peut rien faire de plus ! Nous avons encore rendez-vous demain avec sa psy au centre et la semaine prochaine avec un nouveau professeur pour soit disant analyser Audrey en cinq minutes pour voir l' urgence de son hospitalisation. Nous n'en pouvons plus de tout ça !!  Ce n'est pas en 5 minutes qu'on peut la comprendre.  Ils la pése, la mesure, essai de lui parler, car Audrey refuse pour l instant de s'exprimer. L' anorexie,  je pense qu'elle en est consciente mais c'est trop dur pour elle.  Alors elle ne veut toujours pas se confier à personne. Puis ils nous font rentrer chez nous. Ilst nous disent qu'en effet Audrey a besoin d'une hospitalisation mais Ils sont complets et qu'ils nous mettent sur liste d'attente......et nous repartons, avec notre deception et notre peur au ventre
qu'Audrey s'affaiblisse de plus en plus et qu elle fasse une bêtise. Et ma puce repart avec la même conviction que personne ne veut s'occuper d'elle. Alors à quoi bon se battre à chaque sortie de rendez-vous. Audrey va de plus en plus mal et toute la famille deséspére !!!!!  J' espére que dans votre région vous arrivez à faire bouger les choses.
Je vous envoie  la lettre que j'ai reçu du ministre et le cabinet du président m'a envoyé la même a peu prêt.
Merci pour votre écoute et surtout continuer à nous aider. A tous peu-être que cela marchera !
cordialement


"Madame,

Par courriel du 5 février 2007, vous avez fait part à Monsieur le Premier Ministre de votre désespoir de n'avoir pu trouver une structure dans votre région qui puisse accueillir votre fille Audrey souffrant d'anorexie. Vous sollicitez à cet effet une aide.

Monsieur Dominique de VILLEPIN a pris connaissance avec une grande attention de votre témoignage et comprend votre détresse.

Aussi, m'a-t-il chargée de transmettre votre correspondance à Monsieur Xavier BERTRAND, Ministre de la Santé et des Solidarités, et à Monsieur le Préfet de la Région Aquitaine, Préfet de la Gironde,
 en leur en recommandant un examen attentif et bienveillant.

Vous serez tenue directement informée de la suite qui lui sera réservée.

Je vous prie de croire, Madame, à l'assurance de ma considération distinguée.

Pour le Premier Ministre
La Chef du Service des Interventions

Nicole MARTIN"


Fabienne 

Je viens de lire les témoignages de la maman d'Audrey sur le site et  quand on connait la gravité de cette maladie, cela me parait pour une mère, insupportable d'être encore là à entendre dire que son enfant  n'est pas assez malade pour qu' on l'hospitalise ou bien que l'on vous appellera......dès qu'il y aura une place dans un Etablissement....Quand  est-ce que nos responsables comprendront qu'il y a urgence à s'occuper de l'anorexie et de la boulimie. Nous recevons quotidiennement dans notre association, des appels de familles qui se retrouvent seules,  impuissantes, incomprises souvent par le corps médical alors que leurs enfants sont en danger ! Oui, il faut que des associations comme la nôtre existe dans toutes les régions de France. Oui,  il nous faut travailler avec le corps médical,  mais nous souhaiterions pouvoir nous adresser à  des professionnels formés a ces maladies et entourés de personnels qui  connaissent l'anorexie et la boulimie.

Monique

Bonjour à tous
Ton projet de lettre ,Bruno est très bien. Nous aussi avons vu Mesdames Chirac et Poivre d'Arvor à la télé . Ces deux femmes savent de quoi elles parlent et leur présence a beaucoup d'importance auprès des téléspectateurs. Espérons que les candidats aux présidentielles seront sensibles à ce problème d'anorexie et de boulimie.Bonne soirée à tous et @ bientôt

Maryvonne et Henry ( Brest )

Bonjour à tous,
Je trouve ta lettre très bien, Bruno. Souhaitons qu'elle soit prise en  compte !
On parle de plus en plus d'anorexie à la télé. J'ai vu dimanche dernier Mesdames Chirac et Poivre d'Arvor. Très bien aussi !!
Elles ont fait beaucoup en peu de temps pour la cause ! Et surtout ce que j'en ai retenu, c'est qu'on sait décrire la maladie, mais qu'on ne sait pas la traiter.
Dit par elles, ça a il me semble un poids
certain.Suis-je seul à avoir vu cela ?
J'ai vu depuis encore une émission qui en parle. Décidément, le vent est porteur!

Christian ( Brest )

Je suis venue pour la première fois à la rencontre de janvier. Il me sera malheureusement impossible d'être présente à celle de février car je serai en vacances dans les Pyrénées, mais j'ai bien l'intention de revenir en mars. J'ai parlé de l'association à un couple d'amis qui sont également concernés, et qui viendront peut-être un jour, s'ils voient qu'ils n'arrivent plus à faire face. Je leur ai raconté la façon chaleureuse dont j'ai été accueillie, et comment tout le monde s'est mis en quatre pour essayer de m'aider. Je leur ai expliqué que la parole est simple et spontanée, sans rituel ni contrainte. Bref je leur ai dit que cette rencontre avec vous m'a fait un bien fou et m'a aidé à mieux comprendre ma fille. A vous je veux dire que j'ai suivi vos conseils: je lui ai écrit une lettre. Je n'en ai pas de nouvelles depuis, mais je n'en espère pas dans l'immédiat. L'important était de ne pas rester sans rien faire, et de ne pas agir de façon maladroite.

Merci encore à vous tous et à bientôt

Michèle ( Vannes )


La solidarité, c'est un élan du coeur, dans la croyance des jours meilleurs. C'est la perpétuelle résistance, fàçe aux coups durs que la vie balançe, ainsi qu'aux gens médisants.
La solidarité, c'est au creux des mains, de ceux qui souvent en ont le moins. c'est une immense chaîne humaine, qui entoure de coton, larmes et peines.
La solidartié, c'est une protection, la parole de nos émotions. C'est un accueil, un sourire permanent, tel une mère pour une amie.
La soildarité, c'est pouvoir offrir, savoir prendre ou partager le pire. c'est donner sans aucune critique, sans conditions particuliéres.
La solidarité, c'est prêter l'écoute, à nos joies, nos colères, nos doutes. C'est une minute, une heure, ou bien des jours, sans jamais rien demander en retour.
La solidarité, c'est toi, moi, vous, chacun d'entre nous avec ce qu'on a de meilleur comme pire.

Elsa ( Lannion )

En plus de la méchanceté des gens qui n'ont pas compris quel était mon mal, la maladie a poursuivi son travail de sape en moi. La volonté ne suffit pas pour s'en sortir. On n'a pas besoin de jugement à l'emporte-pièce. Il faut savoir  que les anorexiques ne sont ni capricieux ni paresseux. Nous ne jouons pas. La culpabilité est notre lot quotidien. Alors les mots avec lesquels on nous reçoit peuvent soit détruire, soit guérir. C'est de compassion, de vérité dont nous avons besoin pour progresser.

Elsa ( Lannion )

Je suis bien sûr triste de ne pas avoir pu participer à une réunion avec toutes ces personnes qui disparaissent plus ou moins. Chaque personne est un trésor d'expériences, de sentiments, de vécus, trésor qui permet de nous enrichir, par un effet miroir, d'informations sur nous. Je regrette le départ de Cara, mais je le comprends et l'admets. Les échanges avec Cara ont été certainement très riches de part la variété de ses expériences hors de France. Je ne désespère pas de rencontrer Cara.

Claude ( Brest )

"Ce qui n'a pu se mettre en larmes et en mots s'exprime ensuite par des maux, faute de mots pour le dire."
cette phrase vient d'une psychotherapeute : Anne Ancelin- Schutzenberger...En effet, elle me parle beaucoup et je la trouve également très juste.
Ainsi, tout ce dont on ne parle pas dans les familles (problème psy, alcoolisme, enfant illégitime, abus sexuel...) resurgit un jour ou l´autre et peut provoquer des dégâts sur plusieurs générations. On ne peut pas effacer l´ardoise tant qu´elle n´est pas réglée.
La communication est essentielle, mais si dure pour nous "anorexique/boulimique"...
et c'est pour ça que je vous remercie  de nous permettre, grace à l'association, de partager, avancer, comprendre ensemble...
J'aimerais tant pouvoir m'y investir d'avantage...mais avec cette distance c'est pas simple.... 

Camille ( Lorient / Paris ) )

Bonsoir, c'est Camille, je suis venue Samedi à l'association et je tenais à vous dire que cette rencontre était vraiment enrichissante...c'est ce que je cherchais depuis des années...J'ai contacté des assoc sur Paris mais le nombre de personne est limité et complet..Il faut s'inscrire sur liste d'attente pour 2007, donc je viendrais à chaque rencontre sur Lorient.  Je souhaite aussi adhérer à "Solidarité anorexie" pour permettre de faire avancer l'assoc..

Je suis ravie de vous avoir rencontré,j'ai enfin trouvé un lieu d'écoute et d'entraide..Merci

Camille ( Lorient / Paris )

Il n'est pas façile de trouver les causes de mon anorexie. Une psychothérapeute m'a aidé à y voir un peu plus clair. Mais c'est au fil du temps, avec du recul que je réalise ce qui m'a fait mal.

J'ai commencé à me poser des questions lorsque des camarades de classe ( CM2 ) se sont moqués de mon physique. En effet, à 11 ans, j'étais formée; ce qui a suscité de la moqueriede la part de certains. Des petites phrases, rien de méchant en fait, mais suffisant pour me dire :  «  si avoir de la poitrine, donc devenir femme, est sinonyme de raillerie, alors mieux vaut rester enfant ».

Je pense que je manquais de confiance en moi pour affronter l'âge pré-adolescent. Je n'avais pas été préparée à cela par un manque de communication, de conseils de la part de mes parents et surtout de ma mére ( qui elle-même a eu une enfance « tabou ».

Puis je suis entrée en 6éme. Tout allait bien, même si je regrettais d'avoir mes régles, de la poitrine, d'être différente de mes copines, qui n'avaient pas de regards sur ce corps qui change. Ce début de mal-être était encore enfoui, inconscient.

Jusqu'au fameux 12 janvier 1990, jour de mes 13 ans, ou mon pére, qui était en période de chômage technique et qui allait perdre son emploi, est rentré à la maison plus tard que d'habitude mais surtout dans un état dépressif et à bout. Mes parents se sont disputés fortement. Ma mére était désemparée par la souffrance de mon pére. Ce dernier a jeté à terre la montre qu'elle lui avait offerte en lui criant qu'elle ne l'aimait plus ! Ma mére le rassurait que « si ». Bref, cette scéne terrible s'est terminée par mon pére pleurant sur les genoux de ma mére. Mon pére, si fort, si drôle, si joueur, si beau, s'éffondrait devant moi, jeune fille en admiration devant lui. Qui était-il vraiement ? Cet épisode a été très violent dans ma construction.

Mes parents souffraient. Alors je me devais de faire au mieux pour les soulager et ne pas les décevoir. Pour cela il fallait me mettre des rêgles, des principes, une discipline, et surtout ne pas y déroger. Cette dureté envers moi-même provoque préjugés, peurs et frustrations. Mon quotidien était réglé pour ne décevoir personne. Il fallait que je puisse tout contrôler, jusqu'à ma nourriture, qui était la seule chose qui « allait de moi à/pour moi ».

Ma 4éme et 3éme ont été douloureuses et tristes. Mon entrée au Lycée et les 3 années qui suivirent ont été les pires de ma vie, jusque là. Je n'avais pas de bons résultats scolaires, moi qui, était bon éléve. Mon pére était au chomage ou alternait les CDD. Je pensais à lui. Je souffrais pour lui et par conséquence je souffrais pour moi.

J'ai obtenu mon BAC. Ce qui m'a réconfortée. J'ai fait une année de FAC. Je ne rentrais que le week-end. Cette année m'a aidé de par l'éloignement avec mon quotidien familial. Puis l'été 1996, j'ai fait une saison à Carnac, ou je me suis épanouie. Le travail, les collégues, les copines, l'autonomie, et l'indépendance m'ont éloigné de mes parents; ce qui a permis une parenthése. J'ai entammé 2 années d'études à l'IUT de Vannes, 2 merveilleuses années, entrecoupées par ma seconde saison à Carnac dans le même commerce. Entre temps, mon pére a trouvé du travail en CDI, bref tout allait pour le mieux, du moins en apparence car inconscienment le mal était toujours enfoui.

En effet, pendant ces dix ans, aucun dialogue, aucun mot mis sur ce mauvais passage. Elle est ou cette mére ? auprés de laquelle j'aurais tant aimé me soulager, lui raconter mes angoisses, mes plaisirs, mes joies, ... etc. Je ne lui en veux pas, surtout pas. Elle n'était pas préparée.

Seulement, à 22 ans, lorsque j'ai rencontré Francois, mon ami, et que l'on a pris une location, j'ai totalement changé. Je ne devais faire aucune erreur. Tout devait être irréprochable, pour qu'on ne dise de moi que du bien !!! J'avais peur des remarques, des regards. J'étais intimidée. Ce manque de confiance, quelle souffrance !!
Toujours savoir si ce qu'on fait ou dit, est dans le « moule », ne blessera personne, au détriment de soi et de ses idées. J'avais besoin que ma mére me dise qu'elle était fiére de moi, que j'étais une « femme » sûre et de confiance.

A 25 ans, j'ai suivi une thérapie. Francois a mis 3 ans pour réaliser et me faire réaliser et surtout accepter et dire «  oui, je souffre. Il y a quelque chose qui me fait mal, mais je ne sais pas comment le dire ! ». J'ai dit à mes parents et tout mon entourage proche que je suivais une thérapie. J'ai écrit une longue lettre à ma mére, lui exprimant tous mes sentiments, de la colére, à  l'incompréhension, pour aussi lui faire prendre conscience de ce qui m'était arrivé. Ca nous a fait du bien. Par la suite mes proches osaient ( j'insiste sur ce verbe ) venir à moi pour en parler.

Je réalise que lorsque je traverse des périodes difficiles, je me restreins davantage. Moins aujourd'hui car j'exprime mes soucis et mes craintes afin de les extérioriser. Mais parfois il n'est pas façile de faire comprendre ses doutes et peurs.

Ces quelques lignes retracent 18 ans de ma vie. Elles ne sont que les faits les plus marquants. Mon récit n'est pas exhaustif, car y aurait tabnt d'anecdodes et de « ruses » à raconter !!

Je fais partie d'une génération ou les jeunes filles n'ont pas été suffisament informées, ou le manque de dialogue et de conseils a été trop important !
Mes parents sont mes bases. Alors si eux-mêmes ont été mal « préparés », la chaîne perdure !
Les parents ne sont pas responsables, ni fautifs. Ils sont juste impuissants car ils ont trop peur de faire du mal à leur enfant, qui lui-même ne se contrôle plus.

Je suis sûre que tous les acteurs et témoins de personnes anorexiques peuvent faire bouger les choses.

Séverine

J'ai bien pris note de ces deux rencontres mensuelles à Quimper et Lorient. Je n'hésiterai pas à y assister très prochainement.

Cela ma fait très plaisir de voir qu'il y a un réseau bien établi dans notre région pour combattre l'Anorexie.

En échangeant le vécu d'anciennes / actuelles Anorexiques et les connaissances médicales des thérapeutes / personnels hospitaliers, nous trouverons de plus en plus de clés pour aider les Anorexiques.

A très bientôt,

Maureen

Je suis âgée de 22 ans. Je souhaite m´investir activement dans la lutte contre l´anorexie, après avoir vaincu cet ennemi  il y a maintenant 7 ans. En d´autres termes, j´ai moi aussi sombré dans cette maladie à l´âge de 15 ans ; et en moins d´une année, mon poids est descendu jusqu´à 23 kilos. Inutile de vous préciser que j´ai été hospitalisée pendant un trimestre.

 A la suite d´un déclic, j´ai rapidement recouvré le courage de me ressaisir et ainsi reprendre des forces vitales. Les infirmières m´encourageaient avec le chantage : à chaque prise de poids, j´avais le droit à un peu plus de liberté (conversations téléphoniques avec mes parents, visites, etc.) Je n´ai pas rechuté, m´étant promis de ne jamais refaire la même erreur.

 A la suite de cet épisode, j´ai voulu écrire un livre pour mieux faire comprendre cette maladie, souvent incurable. En effet, le personnel médical ne me comprenait pas : l´anorexie peut être expliquée par les anorexiques !! Puis, je me suis remise à vivre comme toutes les adolescentes de mon âge.

 Si je veux rencontrer des personnes atteintes de ce trouble alimentaire, c´est pour les soutenir & les motiver dans leur combat. L´on parle beaucoup de cancers dans les Médias : ces patients n´ont pas le choix de leur guérison, alors que les anorexiques sont les seules à connaître la potion magique pour s´en sortir.

 Maureen

je reviens, à Vannes, en me disant que la vie est trop précieuse ! Que la vie des personnes anorexiques doit changer. 
J'accepte de moins en moins leur souffrance, leur isolement, leur silence, leur dignité baffouée, leur respect rejeté, leur mise à l'écart de la société dans des hôpitaux psychiatriques !
j'accepte de moins en moins  la solitude, la honte, la tristesse, l' ignorance, la prétention de détenir la vérité, les erreurs, les préjugés, l' impuissance à aider ! 

Bruno

C'est vraiment formidable de voir l'élan qui se crée autour de l'association. 
C'est indispensable de continuer et tout nous encourage à persévérer.

Il y a tant de désarroi dans les familles touchées

Maryvonne et Henri

Je viens de parcourir le site, il est très bien.
je trouve que " l'Asso." prend un bel essor ; Il y a des rencontres fort intéressantes avec des intervenants, des malades et des familles ; c'est une progression très encourageante. Il y a également des nouvelles positives..Je souhaitais te remercier personnellement pour cette démarche que tu as eu : Offrir à d'autres ce qui t'a tant manqué ; Un lieu d'échange.
L'Association nous permet de dire nos souffrances, nos craintes, nos espoirs et nos progrès - tout ceci dans le respect. Il se dégage de ces rencontres une chaleur humaine trop rare dans la vie d'aujourd'hui...
Je confirme que "la parole libère" : Cela m'a vraiment permis d'évoluer, de règler de gros problèmes - un fardeau écrasant - une partie de vie qui aujourd'hui fait partie du passé.
A présent, je savoure ma nouvelle existence, un oeil nouveau au quotidien, de petits bonheurs simples mais d'une réelle intensité.
Pour tout cela, MERCI  à tous. Je répète souvent que tout seul, on ne peut pas faire grand chose - mais également qu'aider les "autres", c'est s'aider soi-même.
Alors, à très bientôt - et cette petite expression que j'aime beaucoup, "Bon vent" à l'Asso !!!

 M.Christine

Bonjour à tous de Brest. Ce petit mot pour vous souhaiter une douce année 2006, qu'elle soit meilleure que la précédente. Je n'ai pas pu me joindre à vous le mois dernier car j'étais sur mon lieu de stage, et vous m'avez manqué bien sûr. merci à toi Monique pour ta belle carte postale de Prague .Merci à tous pour votre amitié et votre soutien au long de 2005, la conférence du docteur Montavon était très instructive. Je pense pouvoir être parmi vous à Brest samedi. Elisabeth vous souhaite aussi une bonne année, elle va très bien. je voudrais adresser un message d'espoir à tous les parents, gardez courage chaque jour, ma fille va bien à présent, et on peut se battre contre cette maladie, et on peut gagner!
J'espère avoir des nouvelles de Brigitte et de Gaella, je n'ai pas pus les joindre. Bruno merci encore de nous avoir si bien réunis, je suis tous les jours avec vous dans mes pensées. Je vous embrasse amicalement .BLOAVEZ MAD

Marie Renée

 Bonjour,
Je suis Céline (belle-sœur d'une anorexique) et j'ai participé à 3 rencontres sur Brest. Je ne suis pas venue à celle de samedi dernier car la situation dans laquelle je suis m'épuise. En effet, ni mon frère ni les parents de ma belle soeur ne réagissent et le fait que moi seule participe aux rencontres n'est pas suffisant. Peut-être qu'un jour j'aurai de nouveau besoin d'échanger avec vous mais actuellement, je préfère faire une pause.
Je vous souhaite bon courage et je suis avec vous par la pensée.

Céline

 


C'est vraiment génial le site internet , j'y vais régulièrement .

Hélène

 

Je "préfère" mes moments d'anorexie aux moments où la boulimie me happe. Face à elle, je n'ai plus aucune volonté, je me laisse aller, c'est terrifiant ! Et puis, quoique l'on dise, l'anorexie est perçue comme bien moins honteuse que la boulimie. Je trouve dommage que le Docteur MOTAVON n'en ait pas parlé car ces deux aspects ne sont-ils pas étroitement liés ?

Depuis un an et demi, mes crises de boulimie se sont aggravées : d'une à deux par semaine, j'en suis à une, voire deux par jour. J'en souffre énormément. j'ai l'impression de passer mon temps à manger et à vomir !!! Si active auparavant,, je n'arrive plus à faire grand chose, je n'ai plus ENVIE de grand chose. Pensez-donc, je passe une quarantaine d'heures par semaine à cette activité.... surtout la nuit...pour être très en forme le matin !!!

De plus, cette maladie dérange, mon entourage (famille, amis) m'a fuit, mon mari et mon fils de 15 ans pètent les plombs de temps à autre (et je les comprends), et me voilà encore plus seule. Bien consciente de la souffrance que je fais subir aux autres, je n'ai plus beaucoup d'estime pour ma personne, mais par-contre énormément de dégoût, de honte, de culpabilité... Je me demande souvent ce que je fais là et tout cela m'amène à cette réflexion : qu'est ce qui pourrait me libérer ? Plus d'une fois, j'ai pensé à la mort. Je l'ai frôlé, cherchée, souhaitée, priée mais  je suis encore là.

Votre association m'aidera t-elle à rencontrer des personnes comme moi, malades ou guéries ? Peut-elle me redonner un peu d'espoir de sortir des affres de cette maladie. Je me rappelle souvent le temps où je n'étais pas malade... et c'était tellement bien...

Merci de m'avoir lu.

 

Gene ( une autre Gene )

 

Merci pour votre témoignage.

Certains souhaitent en parler avec d'autres malades, d'autres hésitent parce qu'ils ou elles pensent que cela ne va pas les aider, c'est selon.

Lors des rencontres de l'association malades, famille et amis se retrouvent en général à 15 / 20 personnes pour s'exprimer, parler ensemble.

Et cela convient à un certain nombre qui reviennent régulièrement ou de temps en temps, le premier samedi du mois à 14h30.

A Quimper il y a souvent deux groupes dont un spécifiquement de malades et guéris; cela dépend du nombre de personnes présentes ( le 3ème samedi du mois à 15 heures).

S'il n'y a pas de solutions toutes prêtes, ces échanges peuvent quand même aider à avancer dans une démarche de guérison.

Je ne peux que vous inciter à participer à l'une au moins de ces rencontres pour voir si elles vous conviennent.

L'association cherche elle aussi ce qu'il lui conviendrait de faire, et votre avis ne peut qu'intéresser le groupe.

A l'un de ces samedis donc, et courage.

 

Christian

 

 

Suite au forum « parents - adolescents »

 du samedi 3 décembre 2005 de 10h00 à 17h00 à Brest

 

 

Durant toute cette journée, des associations, liées à l’adolescence, étaient présentes. Chacune avait son stand, un espace ouvert et disponible. c’était un temps unique pour rencontrer les visiteurs, les renseigner, leur donner des documents et parler. Le matin : un journaliste, un médecin, une assistante sociale et un couple
se.sont.arrêtés.à.notre.stand.


L’après-midi, de 13h30 à 17h30, Henri et moi-même, nous étions au stand.

Ce fut un grand calme ! c’est vrai que la rencontre mensuelle se tenait en même temps et qu’une trentaine de personnes y participait.
Heureusement pour Henri et moi-même, Julie est venue, élève de terminale d’un Lycée professionnel de la croix Rouge de Brest. Au début timide et gênée, elle nous écoutait sans parler beaucoup. Mais peu à peu elle s’est détendue et ouverte sur elle-même, en parlant de ses parents, de son enfance, de son parcours, des ses camarades de classe. Parmi celles-ci Julie pense que Beaucoup seraient anorexiques.

Merci Julie, merci d’avoir été la seule à faire le déplacement et d’avoir bien voulu t’asseoir à notre table. Merci Julie pour ta simplicité ! ta sensibilité ! ta lucidité !

 

Comment expliquer ce vide, cette absence à ce forum si bien organisé !

Pourquoi si peu de monde ? alors que nous rêvons d’une maison de Solenn à Brest ! une maison ouverte et accueillante !

En définitif que voulons-nous ?

 

Bruno

 

 

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